Avoir envie de quelque chose, cela me semble être un élan spontanné. Une idée vient en tête d'un coup, une pulsion se fait ressentir. Ca prend au trippes, c'est fort et totalement irréfléchi. Cela peut trotter pendant un moment mais si on réalise cette envie, c'est sans réfléchir aux causes et aux conséquences.
Dans la formulation "le vouloir" il me semble qu'on puisse percevoir la notion d'une envie réfléchie. Au départ il s'agit sûrement d'une chose dont "on a envie" mais qui nous a fait cogiter. On sait qu'une envie est une chose qui peut s'avérer éphémère, et que certaines d'entre elles n'existent que pour rester de l'ordre du fantasme et se maintenir comme un horizon lointain qui nous pousse à naviguer encore, tout en sachant qu'on ne l'attendra jamais.
Le vouloir c'est être sûr, c'est avoir pesé le pour et le contre, avoir cerné ce qui nous donne vraiment envie. On sait que lorsqu'on l'aura on ne s'en détournera pas comme d'un jouet usé.
J'ai envie que ça redevienne comme avant. Mais au fond je n'en ai plus envie.
Après les sentiments vécus à pleins poumons, vécu à pleine vitesse, sans barrières de sécurité, l'heure est de nouveau à l'indifférence. Bien sûr souvent feinte. Etre imperméable ça fait souvent mal aux autres mais ça nous protège.