Mardi 1 septembre 2009
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23 ans, 8 mois et 8 jours plus tard : "En fait ça fait longtemps que je te connaîs." Trop fort papa !!!
Ainsi parlait
Socrate.
Par ivresses
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Mardi 1 septembre 2009
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Nous y voilà. Rentrée 2009. Deux ans que j'ai quité la fac, 23 ans bien tassés au compteur, toujours pas de CDI en
vue, toujours célibataire, une piaule en "colloc" dans un "sublime" appartement. Encore et toujours à Rennes. Et mon père qui voudrait que je diversifie mes fréquentation car il pense que je
m'enferme dans "un ghetto". Bref, que demander de plus si ce n'est du pain et des jeux ?
A par ça, la vie est belle, le soleil brille. Si ma vie ne semble pas fondamentalement évoluer, j'ai quand même réussis à faire quelques trucs constructifs. Je sais au moins les erreurs que je dois
éviter de reproduire. A force de persévérence, je vais peut-être un jour trouver ce que je souhaite.
Ceci dit, la rentrée ça me fout le spleen.
Par ivresses
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Mercredi 19 août 2009
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Bouquins lus :
"Je tremble O Matador" Pedro Lemebel, un bouquin ou y a des révolutionnaires cubain et un travelo, bref absolument dégueulasse et horripilant mais sympa à la fois
"Perte et fracas" Jonathan Tropper, trop bon
"Ca c'est un baiser" Phillipe Djian, mouai why not
"Le passage de la nuit" Haruki Murakami, classe et poétique comme d'hab',
"La lune dans le caniveau" David Goodis, bel ouvrage sur la misère humaine et un fin géniale
"Piercings et serpents" Hitomi Kanehara, roman très lucide et juste sur l'autodestruction
"Tout un roman" Marc Behm, toujours aussi déjanté et jubilatoire quoiqu'un peu moins trash au niveau sexuel,
"Le secret de l'étrangleur" Tardi et Siniac, excellent
Ainsi que les 2 premiers tomes de "Je suis morte", jolis dessins et d'innombrables Canardo de Siniac, bon humour.
Films vus :
"Harry Potter" : Sans commentaire
"Là haut" : Joli conte, très émouvant, et pourtant je n'ai pas l'émotion facile, ou p'tet que je me ramoli
"La mémoire dans la peau", "la mort dans la peau" et "la vengeance dans la peau" : J"ai pris le premier au hasard et sans grande conviction mais en fait l'histoire est très
prenante et c'est bien réalisé.
"Je vais bien ne t'en fais pas" Pas le grand chef-d'oeuvre qu'on a pu me décrire mais pas mal du tout pour un film français.
"Mash" : Un film anti-guerre barré, déjanté, bref excellent.
"Chao calmo" : sur le deuil, pas mal, touchant.
"Festins d'amour" Nul à chier, mais bon, rien qu'avec le titre il fallait s'en douter, plein de bons sentiments, bref gerbant.
Evènements :
La cuite où j'ai terminé en pyj chez le voisin.
Une prise de gueule terrible avec ma tante ("tu dors trop c'est pour ça que tu grossis")
Les petites journées peinardes où j'ai pris le train pour aller me poser dans un petit chalet isolé.
Les bières vidées en speed avec les collègues derrière le dos du patron
Quelques sorties sympatiques avec ces derniers
Le moment où je me suis niqué la cheville et la journée badante qui en a suivi.
Les aventures passionnantes de Raph et Juliounnettes au UEH, suivies quasiment au jour le jour
Mes adieux au resto, ces connards m'ont sucré une semaine de pourboire alors que je n'ai loupé qu'une demi-journée, et vive la mesquinerie.
Par ivresses
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Vendredi 14 août 2009
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Ces gens qui n'osent pas te parler ? Ces gens, censés etre censés, chargés de responsabilité, ces hommes de
terrain, ces hommes d'actions, ces meneurs, ces donneurs de leçons. Ces hommes qui pensent pouvoir donner l'exemple. Franchement, ces traits de caractère que l'on prete à un genre, et ces
expressions que l'on utilisent me font rire. Parce qu'honnetement, etre un mec ou une nana n'influe en rien sur le fait d'avoir des couilles ou non. J'connais pas mal de mecs qui m'en semblent
dépourvus ces derniers temps.
On dirait bien que ça coute cher de se montrer honnete et franc du collier ces temps-ci. C'est vrai qu'en temps de crise, c'est une dépense qu'on ne peut pas se permettre hein ?
A l'heure où on peut échanger par coup de fil, sms, mail, msn, facebook et meme, et oui, accrochez-vous bien, en face à face (si, si j'vous jure), la communication ne semble pas améliorée pour
autant. Mais c'est vrai que c'est tellement mieux de ne rien dire, quand on sait que la personne en face à des armes pour nous répondre.
Par ivresses
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Mercredi 12 août 2009
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13:43
Lu ces derniers temps :
Perte et fracas : Jonathan Tropper (l'art de se complaire dans son malheur à grand renfort de whisky)
"J'ai du camper aux toilettes toute la soirée. Par le haut, par le bas, on aurait dit les chuttes du Niagara" (finesse quand tu nous tient)
"Nous sommes jeunes, minces et malheureux, et le futur est imprévisible."
Le caniveau dans la lune : David Goodis
"Elle le dévisagea. Il y avait dans son regard un mélange de mépris glacial et de désir ardent."
"Il jeta un coup d'oeil vers le canapé où Tom ronflait bruyamment, tenant une bouteille de bière à moitié vide, image de bonheur absolu."
"Elles regardaient les verres vides et essayaient de se noyer dans ce vide."
"Quinze cents. Ce n'est pas assez cher dit-il. Peut-etre que ça coute plus que ça de larguer les amarres."
Serpents et piercings : Hitomi Kanehara
"Je désirais seulement faire partie d'un monde souterrain où le soleil ne brillerait jamais, où l'on n'entendrait jamais de sérénades et jamais au grand jamais le moindre rire d'enfant."
"Dès qu'une minuscule graine d'espoir se mettait à grandir, elle était toujours écrasée sous un tombereau de mépris de soi."
"Je menais une existence à peine plus excitante qu'une parodie d'ébriété."
Par ivresses
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Publié dans : citations
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Mardi 4 août 2009
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00:29
Un groupe de trois sourds muets allemands est venu manger ce soir. Mon patron qui d'habitude n'en rate pas une
pour se pavaner et faire le beau devant les clients s'en est trouvé fort dépourvu quand la bise fut venue.
Les ayant installés il découvre le pot au roses et revient tout sourire, l'air détendu et nous annonçe qu'il s'agit de sourd-muets. Et là... Ca se gate gentiment. Il ne les rejette pas, ne les
regarde pas bizarement, ne fait aucune blague désobligeante. Non, il se contente à partir de là, de tout simplement ne plus du tout s'occuper de cette table (sans le dire clairement, vous imaginez
bien, manquerait plus qu'il passe pour un mec intolérant.). Donc je m'occupe de cette table, au début ça va. Mais vient le moment où je me rends compte que l'un des gars de la table est
complètement borné. Restaurant : 1 - Clients : 1 , égalité, balle au centre. Le mec n'avait pas compris ce qu'était une fondue savoyarde et du coup, il ne l'a pas mangé et a commencé à me claquer
un scandale, à grand renforts de grands gestes agressifs. Bref, dès que je reviens à leur table il en remet une couche, alors que les deux autres clients, eux comprennent bien que toute cette farce
vaseuse est due à une grosse incompréhension et sont génés. L'un d'eux surtout était adorable et ne savait plus où se mettre.
Là où j'ai profondément été gonflée, c'est que mon patron qui, pour n'importe quels autres clients aurait tenté de régler la situation n'a pas bougé le petit doigt. Je me suis démenée comme
une forcenée pour arranger la situation il n'a RIEN fait. En d'autres circonstances il serait venu à la table pour discuter ou aurait au moins offert un truc mais là : RIEN. Et meme, il ne m'a RIEN
dit ni avant, ni pendant, ni après. Il a fait comme si de rien n'était. ET lorsque le client chiant, voir un peu tarré est parti, il a commencé à montrer mon patron et a s'énerver contre lui. Il
s'avançait de plus en plus vers mon patron en montrant ses poings et c'est encore moi qui l'ai pris par les épaules et l'ai gentiment conduit vers la sortie alors que mon patron disait "faut qu'il
se calme" Putain cause toujours IL T'ENTENDS PAS ! Ah, c'est beau d'avoir des couilles, hein !!!
Au final, le client était con, mais je me demande s'il s'est vraiment énervé par rapport à la fondue ou parce qu'il s'est senti rejeté. Et par ailleurs mon patron a-t'il eu cette attitude par
intolérance, ou juste par peur de ne pas etre à la hauteur. Dans tous les cas, quand la connerie de l'un rencontre la connerie de l'autre, les gens censés ,ne peuvent que constater, impuissants les
effets de la bétise humaine.
Personnellement ça me fout la rage. Et dire que mon boss ne cesse de me reprendre pour des broutilles et qu'il ne peut meme gérer ça.
Par ivresses
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Vendredi 31 juillet 2009
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01:01
"Tu dors trop, c'est pour ça que tu grossis." Alors 1) Depuis que je suis arrivée à Cham' j'ai perdu du poids, ce
qui me fait grossir c'est l'alcool que j'ingère à foison à Rennes mais surement pas de dormir ! 2) Peut-etre qu'avec des horaires d'instit, et toutes les vacances scolaires pour se reposer on ne
ressent pas le besoin de faire des siestes mais quand on bosse en restauration c'est plus que fréquent et 3) Faire preuve d'un peu de tact ça te boucherais le trou d'balle ou quoi ? P'tain elle me
fait pitié la vieille franchement, avec ces idées arretées sur ce que doit etre la vie, et ces avis péromptoires sur tout et n'importe quoi.
D'autres part, j'adore et j'adhère à fond aux gens qui te disent pendant 3 jours, "Jeudi on sort " et au bout du compte t'appelle meme pas pour décommander. Alors l'autre gros beauf qui avait
organisé ça, la seule utilité qu'il aura eu, aura été de me briser les ovaires avec son humour de merde et ses réfléxions à la con "Sympa tes p'tites peches aujourd'hui" dit-il en mattant mes
seins. Euh, c'est pas pour dire, mais en plus "p'tites pèches" c'est pas forcément adapté.
Bref, j'ai un peu les nerfs de supporter les gens qui m'entourent. Sans oublier bien sur mon patron, et son ton paternaliste, sa façon de m'appeler "ma grande", de toujours etre sur mon dos (quand
je commence par monter la terrasse le matin, il va me dire de faire le bas, et si le lendemain, j'entreprends de débuter par le bas... Vous devinez la suite.), mais c'est vrai quel interet d'etre
(un mauvais) patron si on ne peut pas donner d'ordres. Et tous les reproches que je me bouffe parce que je suis nouvelles alors que ce sont les autres qui font les conneries. Sérieux, qu'il me
reproche par exemple ma maladresse, oui, je plaide coupable mais me prendre une énorme avoinée dans la gueule quand les seules responsables sont sa fille et un gars qui bosse là depuis des années,
NON !
GGGGGGrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!! Veux Rennes, veux mes potes, veux l'Emblème.
Par ivresses
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