Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 17:52

Et donc, voici une liste de choses qui contribuent à mon allégresse ce week-end :

- Je suis maladeuuhhh, complètement maladeuuuhhh.

- En période de vache maigre j'ai du me limiter sur mes courses, et donc je n'ai aucun aliment ou breuvage sympathique susceptible de gâter mes papilles (certes anesthésiées par le rhume mais tout de même). Tristesse, enfer et damnation !

- Sur recommandation d'une amie, je lis "La délicatesse".  Certes un livre qui a des côtés touchants et un style qui ne manque pas de charme, mais qui reste un livre sur l'alchimie amoureuse (beurk).

- Le chauffage de la maison est ENCORE en panne.

 

Et donc c'est déjà morose et irritée que je me dirigeais vers l'ordi. Je démarrais facebook et jetais un cil sur les dernières actualités, quand soudain je tombais sur un clip de propagande pro F.N  ayant pour descriptif : "Islamistes, immigration incontrôlée, agressions, racisme anti-Français. Le point de non retour est atteint. La France respectez la. Votez Front National, vite!" Le clip posté par un contact sans le moindre commentaire négatif, critique ou ironique. Alors voilà, stupeur et tremblement. Je ne sais pas ce qui peut pousser cette personne à poster une telle merde, elle qui en plus, comble de l'ironie, ne vit absolument pas en France. Je suis tiraillée entre l'envie de comprendre et une réaction primaire de rejet qui me pousserait à la virer illico presto de mes contacts. Bien que je pense que la première solution soit la meilleure, je ne sais pas comment amorcer une discussion calme et constructive.

 

Je me sens juste abbatue par cette sensation que la discrimination est un cercle sans fin, que l'incompréhension, la peur, la haine semblent perdurer de toute part et ad vitam...

Par ivresses - Publié dans : billet d'humeur
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 20:38

"Ce fut un baiser doux et tendre, mais aussi sans espoir. Si nous n'avions pas regardé l'incendie en buvant de la bière assis au soleil sous la véranda..."

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/9/0/0/9782264056009.jpg

 


 

"- Il y en a qui s'ouvrent facilement, d'autres pas. Vous vous êtes ouvert. Ou plus exactement, vous pouvez vous ouvrir quand vous le voulez, n'est-ce pas ?

- Et qu'est-ce qui se passe quand on s'ouvre ?"

 

"C'est aussi simple que d'être en bateau sur un très beau lac par un temps magnifique.Le ciel est beau, le paysage est splendide. Alors vous allez arrêter de souffrir ainsi. Quand on se laisse aller, les choses se font comme elles doivent se faire, et quoiqu'on fasse, quand des gens sont blessés, ils le sont. C'est la vie. Je vous semble peut-être un peu prétentieuse, mais je crois que le moment est bientôt venu pour vous aussi de vous débrouiller dans la vie. (...) il va falloir ouvrir un peu plus votre coeur et vous laisser emporter un peu par le cours des choses. Parfois, il m'arrive même à moi, une femme si impuissante et si incomplète, de penser que la vie doit être quelque chose de merveilleux. Je vous jure que c'est vrai."

 

"Dis-moi, pourquoi est-ce que tu n'aimes que les gens qui sont comme ça ? dit Naoko. Nous sommes tous les trois un peu fêlés quelque part, un peu tordus et nous perdons pied peu à peu. Pourquoi ne peux-tu pas aimer des gens plus normaux ?"

Par ivresses - Publié dans : citations
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 22:23

Et j'me dis que tout va se casser la gueule. La terre va s'ouvrir et me précipiter dans ses profondeurs. Je vais finir grillée dans une étreinte brûlante, passionée, érotique contre son noyau en fusion. Mais si mon coeur et mes rêves m'emportent, je m'accroche à ma raison. Je remonte difficilement  avec l'habileté et l'élégance d'un pingouin, fini par me hisser sur mon fauteuil, dans lequel je lisais tranquilement il y encore une minute. Je regarde autour de moi, je suis saine et sauve, un peu essouflée, quelques larmelettes sèchent doucement sur mes joues. La table basse a elle périt dans le cataclysme mais bizarement mon verre de vin est sain et sauf. Tout comme ma tête. Pour l'instant...

Par ivresses - Publié dans : au fil des mots
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 15:21

Alors qu'on sirote une dernière bière pour descendre en douceur

Je ressens déjà la gueule de bois, et une sale douleur

 

Toi tu es serein, tu souris, lointain, un peu étrange

Moi j'me contente de te donner le change

 

Tu as l'air si frais, si calme, c'est pas très drôle

On devrait peut-être s'amuser à inverser un temps les rôles

 

L'alcool absorbé ne t'as pas atteint, ni dans ton corps, ni ton cerveau

Moi j'ai mal au bide, à la gueule et au dos

 

D'avoir été si ivre mais d'avoir su rester debout

De ne pas avoir cédé à la tentation de lâcher tout

 

Alors je sue, je tremble mais je fais taire la liqueur

Qui voudrait te secouer un peu, te cracher des rancoeurs

 

Mais je ne veux pas gâcher ta paisible descente

Tu la mérites et je te souhaite de remonter la pente

 

Et d'atteindre enfin un jour le sommet d'une ivresse merveilleuse

Celle que j'ai connue à tes côtés et m'a rendue un temps heureuse

 

Alors même si pour moi la chutte est un peu dure

Tu peux compter sur moi. Et on reboiras des verres ensemble, bien sûr.

 

Après une cuite aussi longue, j'accepte maintenant de me rendre

Seulement je voudrais savoir à combien de jours de gueule de bois m'attendre...

Par ivresses
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 16:06

Les boulets sont partout. Je ne parle pas des connards, des feignants, des chieurs... Non les boulets. Vous savez ce mec pas méchant, et même pas fondamentalement bête mais qui est toujours à côté de la plaque, qui accapare l'audience en racontant des anecdotes dont personne n'a absolument rien à faire. Celui qui étale sa vie en pensant qu'un jour ses discours passionnants finiront par créer de l'intérêt chez quelqu'un et qu'il pourra, enfin se faire des amis. Celui qui dans une conversation ne comprend pas le sujet, et dont toutes les remarques tombent à côté. En bref celui qui gonfle tout le monde mais que personne n'ose envoyer chier parce qu'au fond il nous fait tous pitié. Les boulets ont par ailleurs un point caractéristique de taille : comme les boulets attachés au pieds des prisonniers qui les suivent partout et les empêchent de s'enfuir, on ne peut s'en défaire. D'ailleurs je pense qu'on pourrait de façon encore plus appropriée les appeler « les sparadraps », si collants, si difficiles à arracher et qui de façon étrange finissent toujours par se recoller sur une de nos affaires sans même qu'on s'en aperçoive tout de suite. Bref. Et bien voilà, le boulet a encore frappé. Bien sûr j'en ai toute une collection à disposition mais il y en a un qui est quand même le roi.

17H55, je me réjouis à l'idée de finir dans 5 minutes ma journée de travail pour pouvoir vaquer à mes activités. Soudain le téléphone sonne :

- Salut c'est F de … !

(Intérieurement : Pu-tainnnnnnn NON, NON, pas lui.) J'aurais du cela dit m'en douter, ça faisait bien 3/4 semaines que je n'avais pas eu de ses nouvelles. F. est un jeune un peu paumé qui se croit responsable d'un groupe de jeunes alors qu'il n'en est rien. F a été dans l'équipe d'organisation d'un camp  il y a deux ans : une catastrophe de l'avis général. F nous contacte frénétiquement dès que mon équipe organise le moindre événement pour les jeunes. F nous a même demandé de le prendre en stage il y a quelques mois (inutile de vous dire que ça a été un refus net). Sinon, dans la vie, F  tombe amoureux tous les 15 jours et pense que le monde entier a envie de l'entendre parler de son amour éternel pour sa princesse au regard triste. Il aime bien aussi sauver la veuve et l'orphelin dans les rencontres de jeunes. Il va aller consoler les filles qui pleurent, séparer les filles qui se battent, souvent les filles hein, notez bien. L'été dernier  j'avais la chance d'être dans son bâtiment lors d'un évènement que je co-organisais. A 2h du mat' (soit après une journée de 18h de boulot) je me prenais une douche, ravie de me délasser un peu avant de pouvoir enfin dormir quelques heures...Quand soudain, on frappe à la porte de ma douche, et F m'interpelle « Ouai y a A qui a filé une claque à C parce qu'elle tournait autour de son mec et maintenant C est parti dehors en pleurant, elle est super fragile, j'ai peur qu'elle fasse une connerie, tu veux pas aller voir ». Voilà, c'est son genre à F, frapper à ta douche à 2h' du mat' pour de la merde. Rien ne l'arrête !

Et là F me contacte pour s'inscrire pour un camp que j'organise (si, si, le même  type de camp que celui où il a fait de la merde il y a deux ans). Comment j'ai fait pour ne pas le voir venir, je me le demande ? Je réussis plus ou moins à m'en débarrasser après une longue conversation, en mode, je refile le bébé à quelqu'un d'autre : Je lui explique que je préfère accueillir dans mon camp des jeunes qui ne connaissent pas notre asso et qui ne sont jamais venus en camps, et le dirige vers un autre camp. Charge à ma collègue de s'en débrouiller, je m'en lave les mains.

Par ivresses - Publié dans : chronique lachage : les échos du boulot
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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 18:35

(En avant-propos à mes 2/3 lecteurs fidèles : Voici une nouvelle rubrique concernant les petites perles, amusements, tracas ou gros coups de gueule en rapport à mon boulot. Beaucoup des points abbordés ici concernent des situations qu'on peut, il me semble trouver dans bien des boulots. Certains points concerneront un peu plus particulièrement l'organisation dans laquelle je bosse. Evidemment, j'exagère les traits et ne me montre pas objective. Je laisse à la discression des lecteurs qui savent de laquelle il s'agit de ne point ébruiter cela)

 

 "Ici, il n'y a pas de chef !" Dans le domaine professionnel c'est rare d'entendre ça, pourtant ça vous est peut-être arrivé. "On est tous égaux" "On a système horizontal et non pas vertical, il n'y a pas d'ordre qui vienne d'en haut, on réfléchit tous ensemble, d'égal à égal" Ou encore "Pas de hiérarchie"

Alors en théorie, c'est super sympa. Disons que ça peut être un idéal vers lequel on tend mais sérieusement, entre nous, arrêtons les conneries, dans les faits ça ne marche jamais comme ça. Il y a toujours un dominant et des dominés, c'est humain, c'est animal, c'est incontournable. Autant l'admettre comme un fait et essayer de faire que ça se passe au mieux entre le boss et les restes du monde.

 

En l'occurence, là où je bosse, dans un système soi disant horizontal, nous avons tout de même un mec qui avec deux nanas, gère l'international. En théorie toujours ce n'est pas un chef, un directeur ou un responsable, et d'ailleurs il a tout autant de responsabilités que les deux femmes avec qui il fait équipe, mais dans les faits, il se retrouve tout de même en position de leader. (Etonamment c'est à l'homme que revient implicitement cette fonction, hummm étrange, mais je m'égare, passons) Et donc, tous les gens de l'organisation, qui défendent le partage des connaissances, l'égalité, le fait que la parole de chacun ait de la valeur, s'écrasent tout simplement quand ce mec parle, même quand il balance des platitudes, qu'il devient incompréhensible ou qu'il raconte des conneries. Et moi, franchement ça me hérisse. Le mec, il se pointe le deuxième jour d'une session de travail, et sans savoir ce qui c'est passé avant, il interrompt les organisateurs de la session pour modifier l'intitulé d'un temps de réflexion parce que ça ne lui convient pas. Moment de flottement dans la salle... Tout le monde baisse les yeux et trouve l'intervention inapropriée, mais non, personne ne va oser lui répliquer qu'il est à côté de ses pompes. Plus tard, le mec va attraper le micro dès qu'il lui passe devant, sans se soucier qu'initialement il n'est censé que le passer à quelqu'un qui a légitimement réclamé la parole. Et bien sûr dès qu'il l'ouvre ce n'est pas pour se montrer synthétique, clair et dans le sujet (enfin rarement). Là encore, personne ne moufte. Et le pire du pire, c'est quand dans un travail en petit groupe : il monopolise la parole pendant 15 minutes, et il ne reste plus que 3 minutes pour la dernière personne. Celle-ci se lance, et là avec le plus grand naturel, il l'interromp, pour rajouter un dernier point à son exposé. Et de nouveau, ça ne pose de problème à personne.

 

C'est le genre de truc qui me fait ruminer dans mon coin. Ce n'est pas tant le personnage en soi qui me dérange, il n'a pas que des mauvais côté loin de là, et au fond, même Michael Scott (cf : The office us) peut être attachant à sa manière. Ce qui me gonfle c'est notre hypocrisie latente à maintenir qu'il n'y a pas de chef et qu'on est tous égaux dans l'organisation. Et puis, c'te bande de moutons tout de même...

 

Ahhh, et apparemment, j'aurais du me sentir honorée quand en partant il m'a gratifié d'une bise en me disant que c'était bien que je sois là. Désolée j'ai pas de queue à remuer quand on m'offre un no-nos...

 

 

 

 

 

Par ivresses - Publié dans : chronique lachage : les échos du boulot
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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 14:31

...

http://img.over-blog.com/448x600/3/01/40/45/anniversaire-1-an.JPG

 

J'y pense des fois quand tout va bien. Je me souviens alors que je ne dois pas y croire trop fort.

J'y pense souvent quand ça va moins. Le doute étend sa toile dans tous les coins.

Et plus j'y pense, moins j'oublie...

 


  J'écoutais ça en boucle...


 

 
 
Par ivresses - Publié dans : billet d'humeur
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  • : réflexions gayfriendly ivresses Vie perso / Journal intime
  • : Un certain cynisme, des coups de gueules, des zones d'ombres, des périodes totales nihilistes mais aussi des délires, des citations joiles, moins jolies ou drôles, et parfois tout simplement des réflexions... Bref un certain nombre de choses que j'ai envie de partager, non pas que je pense que ça t'intéresse lecteur, mais tout ça je l'écris de toute façon alors ici ou ailleurs...
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