Vendredi 16 septembre 2011
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(En avant-propos à mes 2/3 lecteurs fidèles : Voici une nouvelle rubrique concernant les petites perles,
amusements, tracas ou gros coups de gueule en rapport à mon boulot. Beaucoup des points abbordés ici concernent des situations qu'on peut, il me semble trouver dans bien des boulots. Certains
points concerneront un peu plus particulièrement l'organisation dans laquelle je bosse. Evidemment, j'exagère les traits et ne me montre pas objective. Je laisse à la discression des lecteurs qui
savent de laquelle il s'agit de ne point ébruiter cela)
"Ici, il n'y a pas de chef !" Dans le domaine professionnel c'est rare d'entendre ça, pourtant ça vous est
peut-être arrivé. "On est tous égaux" "On a système horizontal et non pas vertical, il n'y a pas d'ordre qui vienne d'en haut, on réfléchit tous ensemble, d'égal à égal" Ou encore "Pas de
hiérarchie"
Alors en théorie, c'est super sympa. Disons que ça peut être un idéal vers lequel on tend mais sérieusement, entre nous,
arrêtons les conneries, dans les faits ça ne marche jamais comme ça. Il y a toujours un dominant et des dominés, c'est humain, c'est animal, c'est incontournable. Autant l'admettre comme un fait
et essayer de faire que ça se passe au mieux entre le boss et les restes du monde.
En l'occurence, là où je bosse, dans un système soi disant horizontal, nous avons tout de même un mec qui avec deux
nanas, gère l'international. En théorie toujours ce n'est pas un chef, un directeur ou un responsable, et d'ailleurs il a tout autant de responsabilités que les deux femmes avec qui il fait
équipe, mais dans les faits, il se retrouve tout de même en position de leader. (Etonamment c'est à l'homme que revient implicitement cette fonction, hummm étrange, mais je m'égare, passons) Et
donc, tous les gens de l'organisation, qui défendent le partage des connaissances, l'égalité, le fait que la parole de chacun ait de la valeur, s'écrasent tout simplement quand ce mec parle, même
quand il balance des platitudes, qu'il devient incompréhensible ou qu'il raconte des conneries. Et moi, franchement ça me hérisse. Le mec, il se pointe le deuxième jour d'une session de travail,
et sans savoir ce qui c'est passé avant, il interrompt les organisateurs de la session pour modifier l'intitulé d'un temps de réflexion parce que ça ne lui convient pas. Moment de flottement dans
la salle... Tout le monde baisse les yeux et trouve l'intervention inapropriée, mais non, personne ne va oser lui répliquer qu'il est à côté de ses pompes. Plus tard, le mec va attraper le micro
dès qu'il lui passe devant, sans se soucier qu'initialement il n'est censé que le passer à quelqu'un qui a légitimement réclamé la parole. Et bien sûr dès qu'il l'ouvre ce n'est pas pour se
montrer synthétique, clair et dans le sujet (enfin rarement). Là encore, personne ne moufte. Et le pire du pire, c'est quand dans un travail en petit groupe : il monopolise la parole pendant 15
minutes, et il ne reste plus que 3 minutes pour la dernière personne. Celle-ci se lance, et là avec le plus grand naturel, il l'interromp, pour rajouter un dernier point à son exposé. Et de
nouveau, ça ne pose de problème à personne.
C'est le genre de truc qui me fait ruminer dans mon coin. Ce n'est pas tant le personnage en soi qui me dérange, il n'a
pas que des mauvais côté loin de là, et au fond, même Michael Scott (cf : The office us) peut être attachant à sa manière. Ce qui me gonfle c'est notre hypocrisie latente à maintenir qu'il n'y a
pas de chef et qu'on est tous égaux dans l'organisation. Et puis, c'te bande de moutons tout de même...
Ahhh, et apparemment, j'aurais du me sentir honorée quand en partant il m'a gratifié d'une bise en me disant que c'était
bien que je sois là. Désolée j'ai pas de queue à remuer quand on m'offre un no-nos...